lundi 3 août 2020

La différence entre un "Résoudre" et un "Raisonner"


En tant que parents, vous vous posez probablement des questions concernant les compétences en mathématiques. En effet, dans le bulletin, vous trouverez 2 notes. La première compétence, "Résoudre une situation-problème mathématique", est souvent appelée "Compétence 1", "C1", "Résoudre" ou "situation-problème". Pour la deuxième compétence, "Raisonner à l'aide de concepts et de processus mathématiques", on parle de "C2", de "Raisonner", de "situations d'application" ou de " maîtrise des concepts". Comment différencier ces deux compétences très liées?


Raisonner, selon le PFEQ (Programme de formation de l'école québécoise)
"Raisonner, c’est organiser de façon logique un enchaînement de faits, d’idées ou de concepts pour arriver à une conclusion qui se veut plus fiable que si elle était le seul fait de l’impression ou de l’intuition."

En d'autres termes, raisonner, c'est utiliser nos connaissances mathématiques afin de trouver le résultat d'un questionnement. Pour y arriver, il faudra choisir les concepts mathématiques appropriés et les utiliser correctement. Par exemple, lorsqu'on veut connaître les profits réalisés lors d'une levée de fonds, les démarches utilisées ne varieront que très peu d'une personne à une autre, et tous auront le même résultat, à condition de n'avoir commis aucune erreur de calcul.

Un "Raisonner", c'est donc une tâche demandant une démarche faisant appel à des concepts et des processus mathématiques. Cette démarche pourra avoir plusieurs étapes et demander plusieurs stratégies, mais la façon de faire reste prévisible.


Résoudre, selon le PFEQ (Programme de formation de l'école québécoise)
Selon le programme, "La résolution d’une situation-problème engage l’élève dans un processus où il exerce différentes stratégies de compréhension, d’organisation, de solution, de validation et de communication. Elle est également l’occasion d’employer un raisonnement mathématique et de communiquer à l’aide du langage mathématique."

Résoudre, c'est de trouver une solution à un problème complexe. Comme à un problème de la vie courante, il pourra y avoir plusieurs solutions acceptables. Aussi, la démarche utilisée variera selon la façon que chaque élève abordera le problème. Bien sûr, certains concepts seront utilisés par tous, mais l'organisation et la méthode de résolution pourront être très différentes, tout en étant également valides. Généralement, un "Résoudre" sera composé d'une mise en situation, puis d'une "mission". Ensuite, l'enfant aura une série de contraintes et d'informations, parfois présentées sous forme de tableaux, de graphiques ou de schémas. La démarche devra ensuite être organisée sur plusieurs pages. 

Plus difficiles?
En tentant d'expliquer ce qu'est la "vraie" résolution de problème, certaines personnes qualifieront ces tâches comme étant plus difficiles ou plus complexes que les tâches classiques de mathématiques. Est-ce vrai? Les tâches de "Résoudre" sont effectivement plus longues, mais elles ne sont pas nécessairement plus difficiles. Selon les enfants et leurs façons de réfléchir, plusieurs réussissent plus facilement des tâches complexes.

Les enfants ayant des difficultés en mathématiques pourront se retrouver devant de grands défis lors d'un  "Résoudre", car ils auront du mal à choisir les concepts à utiliser. Quant à eux, les élèves ayant des difficultés en lecture pourraient être découragés devant les tâches complexes.

Dans un prochain billet, je publierai des pistes pour aider vos enfants dans les situations-problèmes. 


Source:
http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/education/jeunes/pfeq/PFEQ_mathematique-primaire.pdf

jeudi 16 juillet 2020

Pour en finir avec les erreurs de calculs

Qu'est-ce qui cause les erreurs de calculs?

Les parents répondront souvent l'inattention... et auront raison pour certains cas. Mais est-ce que nous pouvons tout blâmer sur l'attention, ou le manque de concentration? Pensons-y. Pourquoi certaines personnes, enfants ou adultes, ne font pratiquement jamais d'erreurs de calculs? Ma réponse: la rigueur.

La rigueur, une qualité qui fait la différence

Le dictionnaire Larousse définit la rigueur ainsi: "Caractère de quelqu'un, de quelque chose qui se distingue par une exactitude, une logique, une précision parfaites.". Quelqu'un de rigoureux, dans la vie, retournera ses appels, sera à l'heure et... ne fera pas d'erreurs de calculs. 

Je m'explique.
Les mathématiques sont régies par un ensemble de règles précises qu'il nous faut respecter pour obtenir un résultat correct. La rigueur dans le respect de ces règles permettra donc d'éviter  les erreurs de calculs. Prenons un exemple comme nous en voyons souvent dans nos fils d'actualités Facebook: 


En voyant cette question, il nous faut activer nos connaissances sur les chaînes d'opérations.
"Multiplier par 0 donne 0" et "Il faut faire les multiplications en premier" sont les 2 concepts vérifiés dans cette question. Or, plusieurs personnes feraient les opérations de gauche à droite, et obtiendraient "0"... Ils ont négligé la règle de la priorité des opérations, ce qui fait d'eux des "hors-la-loi mathématiques.".

Au fait, la réponse est 2.

La rigueur, ça s'enseigne

Dès le début des apprentissages, ayez des exigences claires. Pas "élevées", "claires". Si vous demandez le calme, exigez le calme. Si vous demandez le silence, exigez le silence et ne vous contentez pas du calme. Lors d'apprentissages mathématiques, répétez les règles. Les règles mathématiques doivent venir en tête comme le numéro du "Clan Panneton". Lorsqu'elles sont connues, l'enfant doit les appliquer dans les bons contextes. Posez-lui des questions: "Que connais-tu des chaînes d'opérations?" ou "Qu'est-il important de se rappeler lors d'additions de fractions?"

Ensemble mettons fin aux erreurs de calculs!

Et vous, quelles sont les "lois mathématiques" dont vous vous rappelez?



( http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/rigueur/69466 )

jeudi 9 juillet 2020

L'éducation, une garde partagée entre l'école et la maison

Après l'épisode de confinement où la majorité des acteurs en éducation a fait de son mieux pour s'adapter à une situation inédite, je souhaite discuter de la collaboration entre l'école et la maison. 

Se plaindre, c'est si facile!

Que ce soir avant ou depuis ce printemps, avez-vous déjà entendu un parent se plaindre de l'école de son fils? ou de l'enseignante? ou de la secrétaire? Il est vrai que beaucoup de parents reconnaissent la qualité de certains enseignants ou milieu scolaire, mais bien souvent, on entend le négatif, et les "bons enseignants" sont présentés comme des exceptions. Parfois, j'entends aussi du négatif sur des écoles entières!

Dans le milieu scolaire, ce n'est pas différent! On entend régulièrement: "C'est évident, tu-sais-qui était son enseignant l'an dernier..." ou "Il ne faut pas compter sur ce parent...". C'est très facile de mettre le blâme sur les autres. Si nous nous disions, parents, enseignants, T.E.S., secrétaire, directions et autres: "Qu'est-ce que, MOI, je peux faire de différent?".

Un village

Un vieux proverbe africain dit: "Il faut un village pour élever un enfant.". Ils ne mettaient pas la faute sur l'un et sur l'autre!

Les parents doivent s'impliquer dans les apprentissages des enfants. Je conseille régulièrement des parents, à leur demande. "Comment aider mon enfant à apprendre ses mots de vocabulaire?", "Que veut dire "dyspraxie"?", "Est-ce que je devrais demander une dérogation ou un saut de classe pour mon enfant doué?", etc.

Sans tomber dans le "Ça va bien aller!", cessons de chercher "À qui la faute?", et travaillons main dans la main. À court terme, dans ce contexte particulier ou nous devons réinventer l'école, ça signifie aussi que nous devons nous unir pour protéger notre système scolaire québécois, mais surtout, les enfants.

Qu'en pensez-vous? Avez-vous été témoin de plaintes injustifiées? Laissez-moi un commentaire!

Christine